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Fem'art : Textes

Je pense à toi au passé, comme si tu étais déjà loin, comme si la scène était démontée,
Je parle de toi au passé, comme pour ouvrir mes mains, comme pour ne pas pleurer.....
Ce présent plein de toi, de ton absence, de mes tourments, de nos demains,
Ce futur plein de rêves, de peut être, de jamais, d'impossible, de chemins,

Je tire un trait en pointillé, et laisse la porte à peine fermée, pour laisser la nuit entrer,
Entrer ton sourire, tes silences, ta tendresse,
Je laisse le peut etre entrouvert pour laisser les doutes sortir,
Nos colères, nos mystères, nos déroutes,

Attente longue et impénétrable,
Manque étouffé, regard voilé, cartes sur table
Le ciel a perdu son sourire,
et je me contente d'en rire.......

Les accords mineurs ont dépassé nos forces majeures,
Des couleurs en bémol, des dièses à nos soupirs,
Palette nuancée de milles délicates odeurs
Ivresse des sens, lente descente aux désirs,




Je voudrais revivre cette chasse aux gorilles, cette inconnues dans la vallée des ronces,
je voudrais me délecter de toutes ces premières fois, excitations d'une chasse aux abois,
Ces premiers non-dits, premiers regards coulés, sur ma jupe un peu courte, plonge sur mon décolleté
Ces premiers échanges, ces recherches, ces silences, sur tes pertes de vie et mes prises de conscience....

Ces vêtements que j'achète et ne choisis que pour toi, que je porte en sachant que tu ne rêveras,
que de me voir sans, de les oter, les soulever, et que cependant,
je continue à choisir, à mélanger, pour mieux cacher ce que tu ne verras pas,
Trop absorbé à me gouter goulument,

Parfois je rêve étendue sur le sol, que tes mains sont aussi chaudes que les rayons du soleil,
Parfois j'espère, devant la fenêtre ouverte, que tes lèvres sont aussi légères que la brise de juillet,
Et quand mes mains s'égarent et que mon souffle se perd, que ma tête se renverse, en quête de merveille,
Je pense à toi, à nous, à nos peaux qui se touchent, et j'ai peur, de réver de toi au passé....





Elle

ses chaînes

Brisées

Liberté.....


.............


Elle,

se déchaine,

liberée

Elle va se relever.........





Je n'ai pu vous mettre que des détails, car la toile est un 10F et mon scan s'arrete au format A
3...

Toile de lin encolée, 55x46, acrylique et matière.

Communauté : Vive le désordre !
Etait ce à Noël ou pour mon anniversaire? je ne me souviens plus. J'avais découvert sous le papier de soie un merveilleux cahier.... Papier naturel et épais, couverture en cuir fermée par un lien..... j'étais tombée amoureuse.
Longtemps il a parcouru mon monde au fond de mon sac à main, sans que je n'ose rien écrire dedans.

Et puis, de rencontres en coups de coeur, j'ai commencé à noircir ses pages..... adresse d'une galerie de peinture, numéros de téléphone, pensées furtives, listes et poêmes.....

Non ce n'est pas un journal intime, c'est plutôt un carnet de bord....

Je remercie du fond du coeur la personne qui me l'a offert. Qui a compris mon besoin d'avoir un ami de papier.....


Ce matin, je l'ouvre au hasard et je suis heureuse de relire une page de pensées......
Alors que les kilomètres défilaient sur l'autoroute du Sud au Nord.... 




L'amour


Scintillement précieux de l'âme
Ou riante étoile loitaine
Fait battre mon coeur, fait naître mes larmes,
Me fait vivre enfin ce doux Eden

MIlle facettes à s'exprimer,
L'amour aime à se déguiser,
Tranchant lumineux tantôt doux et joyeux
Bouleversant Tenebreux parfois obscur et douloureux

Amoir, En ton sein je m'abreuve sans étancher ma soif
En con coeur je me noie m'échouant au rivage


De la mère à l'enfant, à l'ami à l'amant
Tu es toujours là où je me tourne
D'un sourire de tendresse aux grands débordements
Sans raison ma vie si tu t'en détournes....




Vers quel ciel étais je tournée? J'ai ce matin le coeur tant joyeux que mélancolique. Il y a dans les nuages une absence.
Communauté : Parlons d'amour

Elle a baissé les paupières, comme un aveu.  Distraitement, elle a joint ses mains, comme pour protéger ce doux souvenir.

Sous les persiennes baissées, les rayons du soleil venaient danser dans ses mèches, la caressant  parfois, au rythme du vent dans les branches.

 

Elle se souvient de ce regard, sur le quai d’une gare. Du pincement dans son cœur. Et de sa surprise à se voir fondre sans préavis. Elle se souvient de la peur qui l’avait prise au fond du ventre et qui ne l’avait plus lâchée par la suite. Tout ce qu’elle savait de l’amour venait de s’effondrer, d’éclater en milliards de petites miettes. Tout ce qu’elle savait du désir, (et elle le connaissait, ce brillant chevalier), venait de s’envoler en milliard d’étoiles.

 

Les certitudes chèrement acquises, rangées au placard. Les résolutions, les codes d’éducation, sagement mis au rancart. Elle a dit oui avec son cœur, avant de le dire avec sa tête…. Et quand elle s’en est rendue compte, il était déjà trop tard. Elle avait glissé sa main dans la sienne, et absorbé sa chaleur comme un pingouin ivre de froid.

 

Quelques heures de douceur, quelques caresses….. et elle avait eu 16 et 61 ans sur la même journée.


Elle a fait fi de toutes ses idées sur la vie, sur l’amour, sur l’avenir. Elle a juste pris le temps d’écouter ses envies.

 

Le frôlement de sa main sur son épaule, l’étreinte de son torse contre son dos, des regards inquiets rendus à ses regards inquiets….. L’heure était grave, et la tenue légère. Deux inconnus qui se rencontrent, et s’unissent sous la lune, deux souffles rauques dans un donjon, et la tendresse pour seule fortune.

 

Quand dans un cri l’amour l’a prise, elle a trop tardivement compris que dans son cœur il faisait nuit. Que des années lui manquaient pour rattraper l’irrattrapable. C’est avec des larmes sur les joues qu’elle a doucement refermé la porte de la chambre, le cœur au bord des lèvres qu’elle est partie, sans faire de bruit.

 

Le voile du temps s’est déchiré, pour lui offrir une parenthèse. Tardivement venu, ou pas encore prêt…. Elle avait juste su, que c’était un cadeau du ciel.

 

 

Quand son ventre s’est durci, qu’elle a appelé encore, et encore dans la nuit….

Que tout en elle réclamait vie, en une kyrielle de petites envies,

Elle a compris que sur son chemin, l’amour avait posé ses mains,

Celui très pur des non dits, des non vécus, des interdits….

 

 

Elle a baissé les paupières, comme un aveu.  Distraitement, elle a joint ses mains, comme pour protéger ce doux souvenir.

Sous les persiennes baissées, les rayons du soleil venaient danser dans ses mèches, la caressant  parfois, au rythme du vent dans les branches.

 

 

Elle regarde au dehors le soleil se coucher, et miroiter d’orange ses fines mains ridées.

L’Ankou frappe à la porte, mais elle veut se souvenir encore,

Encore et encore qu’elle avait aimé bien plus fort,

D’un cœur qui résonnait du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest de cette éternelle jeunesse…..

 

 

 

Je l’ai regardée baisser ses paupières, comme un dernier aveu.

Distraitement elle a fermé ses mains, comme pour retenir ce doux souvenir,

Sous les persiennes baissées, nulle lumière ne venait plus caresser, la blancheur de ses mèches, pas même le vent dans les branches….

 

J’ai refermé la porte, avant de m’en aller,

Comme une ombre dans le voile déchiré,

Je m’en retourne sur le passé,

Offrir un autre sourire à l’avenir……


Des parenthèses sur le chemin, je ne saurai quoi en dire, 
Mais seul compte à cette fin, la quietude de ce sourire...

 

Communauté : Parlons d'amour

 

Toc toc toc ?

 

Qui frappe à la porte ?

 

C’est l’amour.

 

Qui ?

 

L’amour…

 

L’Amour ?

 

Oui……

 

 

Es tu seul ?

 

Je ne le suis jamais.

 

C’est ce qu’il me semblait. Avec qui viens tu ?

 

 

Je viens avec mes amis Peur, Excitation, Tremblements, Papillons.

 

Je vous ai reconnu. Entrez, Entrez donc. Mon cœur est ouvert aux quatre vents. Il n’attend plus que vous.

 

Chuchoté :
Amour, pourquoi fuis tu toujours ?

 

Pour mieux te revenir

 

Pourquoi pars tu sur la pointe des pieds ?

 

Pour ne pas te réveiller.

 

Pourquoi me surprends tu toujours ?

 

Pour mieux te consoler…..

 


.........................




Amour, pourquoi reviens tu toujours ?

 

Pour que tu vives……

 

 Prudente

 Bossa en fa#


J’avance sur la pointe des pieds

A pas de loup

Danse chaloupée…..

 

J’ai peur de m’engager,

De dire « nous »

De rêver…..

 

J’ai peur d’être déçue,

J’ai peur de décevoir,

Me réveiller en plein cauchemar

 

J’ai peur de te faire mal

Et j’ai peur de souffrir,

Qu’au bout de nous il y ait des larmes,

 

J’ai peur de tout détruire,

J’ai peur de reconstruire,

Qu’au milieu je me désarme,

 

J’ai peur du vide, j’ai peur du noir,

D’être deux, d’être seule,

Peur de me perdre entre deux îles

 

 

L’envie pourtant me pousse,

Tel le vent sur la grande voile,

Je mène vers toi ma barque en mousse….

 

Attends moi…..

 

je ne suis pas farouche,
mets ton doigt sur ma bouche,

 
 
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